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Atelier sur le potentiel et les obstacles aux échanges de produits agropastoraux entre les Etats du Nord du Nigeria (Katsina, Kano, Sokoto, Jigawa) et les Régions du Niger (Tahoua, Mardi et Zinder), Katsina, République Fédérale du Nigeria, les 19 et 20 Septembre 2017

 

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Ouf de soulagement chez les commerçants maliens de denrées alimentaires et de bétails parce que c’est désormais fini pour eux l’obligation qui leur a toujours été faite de produire un certificat d’origine (CDO). La bonne nouvelle est rapportée par le West Africa Trade & Investment Hub, une émanation de l’Agence pour le Développement International des Etats-Unis (USAID) pour qui ce certificat constitue une violation directe du Schéma de libéralisation des échanges dans la zone CEDEAO (SLEC).

En supprimant ainsi au même moment que la Guinée voisine ce fameux sésame goulot d’étranglement de ses commerçants, notre pays fait désormais partie des six pays à avoir aboli l’exigence de ce certificat d’origine dans l’espace CEDEAO. Puisque la Côte-d’Ivoire, le Burkina-Faso, le Togo et le Bénin les ont déjà précédés dans la levée de ce qu’on peut appeler par gendarmes couchés sur les différents itinéraires des commerçants inter-Etats.

Le Trade Hub de l’USAID, qui déclare avoir « demandé expressément » aux Gouvernements d’Afrique de l’Ouest qui le pratiquaient de renoncer à ce certificat, a lancé une enquête auprès de 290 commerçants, transitaires et chauffeurs impliqués dans le commerce de 15 produits agricoles et animaux au sein de la CEDEAO. Cette enquête, dont les résultats devraient être prochainement connus, a relevé que les commerçants qui passent par les principaux corridors sont obligés d’obtenir un CDO pour la moitié de leurs expéditions. Cela leur prend environ 15 heures et $41.74 pour obtenir un seul document, chaque démarche étant séparée, ce qui les empêche de poursuivre d’autres démarches en même temps.

L’étude révèle aussi que seuls 14,8% des personnes interrogées étaient au courant des initiatives, des changements ainsi apportés; or, il y a des reformes influant sur le temps et le coût pour les échanges transfrontaliers, y compris dans les pays qui ont renoncé au CDO au cours de 18 derniers mois.

Rappelons qu’une des missions du Trade Hub de l’USAID est de travailler en collaboration avec les Gouvernements et les collectivités locales pour faire connaitre les décisions officielles visant à faciliter le commerce dans toute l’Afrique de l’Ouest.

Par ailleurs, le Hub fait équipe avec des associations nationales de commerce afin d’assurer l’élimination de l’exigence du CDO en Guinée-Bissau et en Gambie.

Katito WADADA : LE COMBAT

Après le système de vidéo surveillance annoncé il y a quelques semaines par le président togolais Faure Gnassingbé, les frontières terrestres entre le Togo et le Ghana jadis fermées à 22 heures, vont rester ouvertes tous les jours 24h/24.

Cette décision qui est entrée en vigueur ce mardi 1er aout, vient renforcer la coopération entre les deux nations et respecte les recommandations des instances sous régionales, notamment la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Des recommandations qui ont trait à l’intensification de la libre circulation des personnes et des biens. En ouvrant ainsi leurs frontières ces deux Etats vont faciliter le commerce et permettre à leurs populations  d’accéder des biens dont les caractéristiques sont souvent différentes des biens produits localement.

Source : Lanouvelletribune

L’Afrique de l’Ouest est le premier partenaire commercial du Maroc en Afrique avec une part de 58,2% en 2016. Les exportations marocaines vers la région ont plus que triplé entre 2008 et 2016, passant de 3,2 milliards de dirhams à 10,2 milliards (€ 927 millions). L’industrie agroalimentaire tient une place de choix dans ces échanges.

Le solde est largement excédentaire en faveur du Maroc car du côté des importations du Maroc en provenance de l’Afrique de l’Ouest, elles sont faibles, un milliard de dirham en 2016, et ont progressé moins vite  sur la période (759 millions de dirhams), selon une étude de l’Office des Changes. Au niveau des fournisseurs du Maroc, l’Afrique de l’Ouest se situe à la deuxième place (28%) derrière l’Afrique australe (50%).

Les principaux clients du Maroc dans la région sont le Sénégal (19%), la Mauritanie (17%), la Côte d’Ivoire (14%) et le Nigéria (14%). Les principaux fournisseurs du Maroc sont le Nigeria (37%), la Guinée (21%), la Côte d’Ivoire (10%) et le Togo (9%).

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Libre-échange, commerce intra-africain, agriculture, énergie... Ade Adefeko, président de l'Association nigériane des chambres de commerce, d'industrie, des mines et d'agriculture (NACCIMA) et du Nigerian Export Action Group, livre dans cette interview sa lecture des enjeux économiques structurels de l'Afrique, avec un focus particulier sur son pays, le Nigéria.

LTA : Pensez-vous qu'il est réaliste de parler d'une zone de libre-échange à l'échelle du continent africain ?

Ade Adefeko : Il faut suivre avec intérêt ce qui se passe dans le monde concernant la montée du protectionnisme qui inquiète plusieurs experts. En Afrique, plusieurs petits pays craignent d'être «avalés» par de plus grands dans un contexte de libre-échange. Cette éventualité doit être sérieusement étudiée et évaluée. Mais la première étape pour que ce rêve puisse être réaliste, c'est d'abord d'assurer la libre entrée et sortie des Africains de leurs pays. Ensuite, il faudrait se concentrer sur les infrastructures logistiques, notamment des lignes ferroviaires transcontinentales, du nord au sud et de l'est à l'ouest.

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Nombre de femmes africaines ont trouvé dans le commerce informel transfrontalier un moyen d'échapper à des conditions de vie précaires. Quels sont les obstacles qu’elles doivent surmonter pour s'adonner à ces activités ?

En Afrique de l’Ouest, comme sur le reste du continent, l’une des caractéristiques les plus tangibles de la pauvreté en Afrique de l’ouest comme dans le reste du continent est sa « féminité ». Les femmes ouest africaines subissent, plus que toute autre catégorie, les méfaits de la pauvreté et de toutes sortes de contraintes engendrées par la structure actuelle des relations économiques et commerciales nationales, régionales et internationales. En matière d’accès à la terre, aux ressources économiques, aux informations commerciales et aux opportunités de marché, les femmes ouest-africaines sont restées bien en marge des bonnes pratiques mondiales.

Dans cette région, les femmes produisent l'essentiel des produits alimentaires de base dans certaines zones et jouent ainsi un rôle décisif dans la sécurité alimentaire familiale et nationale. Et dans les zones où les cultures de rente prédominent, la baisse des revenus consécutive à la baisse des protections tarifaires et à l’entrée massive de produits importés sur les marchés nationaux a exacerbé la vulnérabilité des femmes, dans la mesure où nombre d’entre elles n’ont eu d’autres choix que d’aller grossir les populations des bidonvilles pour s’y adonner à des petits emplois informels, au petit commerce de survie ou au commerce informel transfrontalier.

La déstructuration du secteur industriel est aussi un facteur non négligeable de l’apparition de types d’activités informelles et précaires dominées par les femmes. La destruction de l’industrie textile dans de nombreux pays est un exemple édifiant. Au Nigeria, par exemple, le secteur textile était en 1993 la deuxième source d’emplois après le gouvernement. La plupart des emplois étaient occupés par des femmes. Mais au début des années 2000, 60 pourcent d’entre elles se sont retrouvées au chômage suite à la libéralisation du secteur textile. Ces ex-travailleuses se sont ainsi pour la plupart tournées vers l’économie informelle, soit comme travailleuses à domicile soit comme commerçantes sur les marchés intérieurs ou entre les pays.
 

Une soupape de sécurité pour les femmes

Les femmes ont trouvé dans le commerce informel transfrontalier un moyen d'échapper aux conditions de vie précaires qui caractérisent encore de nombreux pays africains, dans les zones urbaines comme rurales. Ce commerce leur a permis d’élargir leurs possibilités d'accès à des ressources autres que celles provenant des champs, en améliorant leurs revenus et en renforçant leur position sociale et économique ainsi que leur rôle au sein des ménages et de la société. L'augmentation de leurs revenus rejaillit positivement sur la société et contribue à assurer la stabilité des ménages et à atténuer les sources de conflits sociaux, y compris transfrontaliers.

Le commerce informel transfrontalier des femmes peut de ce fait être considéré comme un moyen d’atténuation de la précarité des conditions de vie des femmes. Il contribue à minimiser les effets néfastes de la pauvreté pour cette couche vulnérable de la population.

Les activités qui s’exercent dans ce secteur ne se limitent pas seulement aux transactions marchandes. Elles concernent aussi de nombreux services d'appui et de facilitation dont le transport, la transformation des produits, le conditionnement et l'intermédiation. Des études révèlent, par exemple, que le commerce informel des produits pétroliers entre le Nigeria et le Bénin a occupé à la fin des années 2000 près de dix milles marchands, composés pour l'essentiel de femmes, de jeunes et de handicapés. Dans certains pays, les revenus tirés du commerce informel transfrontalier peuvent être supérieurs, de loin, au salaire minimum interprofessionnel[1].
 

Un facteur de sécurité alimentaire

Le rôle prépondérant des femmes dans le commerce informel transfrontalier a déjà fait l'objet d'analyses plus ou moins approfondies. Même s'il est difficile de mesurer leur impact, du point de vue quantitatif, les expériences capitalisées montrent que les femmes agissent au moins sur deux aspects cruciaux de la sécurité alimentaire à savoir sur l'accessibilité de la nourriture et sa disponibilité

Concernant l'accessibilité, elle peut être appréciée au niveau micro et macro. Le niveau micro renvoie au revenu tiré par les femmes commerçantes, qui est utilisé pour acheter la nourriture de la famille. En effet les gains obtenus du commerce transfrontalier sont investis dans l'économie du ménage pour l'achat de produits, importées ou locaux, comme le riz, le lait, les huiles ou d'autres produits. L'augmentation de ces revenus permet donc aux familles non seulement d'accéder à l'alimentation, mais aussi de garantir un certaine diversité alimentaire et nutritionnelle. Quant au niveau macro, il concerne le rôle exercé par les femmes pour assurer l'accessibilité des produits de part et d'autre des frontières. Par leurs activités commerciales, elles assurent une certaine fonction de régulation, voire de baisse des prix, ce qui permet aux populations pauvres d'accéder plus facilement aux produits. En effet, dans un espace commercial étroit et fermé, les flambées de prix induites par un déficit de la production nationale se traduisent immédiatement par des difficultés d’accès à l’alimentation pour les populations les plus pauvres, mais aussi par une dégradation du pouvoir d’achat des classes moyennes. Inversement un excès de production se traduit par des chutes de prix préjudiciables aux producteurs. L'intégration des marchés nationaux permet d’accroître la taille de ceux-ci et de connecter les bassins de production excédentaire aux bassins de consommation. Ce faisant, le marché joue un rôle important dans la stabilisation des prix à la production et à la consommation[2].

En ce qui concerne la disponibilité des produits, le commerce informel transfrontalier a été, jusqu'ici, l'un des leviers les plus importants du commerce intra-régional des produits agricoles et agro-alimentaires. La plupart des marchés nationaux, transfrontaliers et régionaux sont pourvus en produits agricoles de toute nature, transformés ou non, par des femmes agissant soit en tant que groupement ou coopérative, soiten tant que commerçante individuelle. Les échanges régionaux portent sur une très large gamme de produits bruts ou transformés, relevant de transactions (micro-échanges) de part et d’autres des frontières et structurés par les marchés transfrontaliers, ou de flux à longue distance reliant les bassins de production et les grands marchés de consommation[3]. Ces échanges sont facilités par la complémentarité entre zones de production, induite par la différence des réalités agro-écologiques et la variété des produits cultivés. Les femmes commerçantes assurent en partie le transfert des produits agricoles des zones excédentaires vers les zones déficitaires ou alors, jouant sur la différence des régimes alimentaires, facilitent la circulation de produits comme les céréales sèches, les fruits et légumes, les tubercules et les huiles, entre autres, de marchés à marchés.
 

Ces défis auxquels les femmes font face dans le commerce transfrontalier

En dépit de l'importance du commerce transfrontalier pour les femmes qui s'adonnent à cette activité, celle-ci reste très contraignante pour ces dernières et les soumet à toutes sortes de défis et de risques. Le premier et le plus important de ces défis est celui de l'information. Elles n'ont pas, en général, accès aux informations disponibles sur les sites officiels et ignorent pour l'essentiel l'existence de telles informations. Cela vaut aussi pour les réglementations commerciales souvent complexes, techniques et inaccessibles pour des femmes dont la plupart sont analphabètes ou ne bénéficient que d’un niveau d'instruction très bas. Leur ignorance des réglementations commerciales régionales en vigueur accroit leur vulnérabilité face aux agents de contrôle et les met en position de faiblesse, les obligeants à payer des taxes quelques fois indues pour commercer.

À ces contraintes techniques s'ajoutent aussi d'autres contraintes d'ordre financier, dont les problèmes d'accès aux institutions formelles de crédit, notamment les banques et les agences de microcrédits, même si pour ces dernières les choses tendent à s'améliorer progressivement. L'absence de moyens de paiements autre que la monnaie en espèce oblige les femmes commerçantes à voyager avec d'importantes sommes d'argent, ce qui les expose à des risques sécuritaires permanents et réduit leur marge de manœuvre transactionnelle.

Dans de nombreux pays, les pouvoirs publics ont tendance à ne voir que les aspects plus ou moins négatifs du commerce informel transfrontalier, et notamment le fait qu'il opère en dehors de certaines règles établies en matière fiscale et douanière. Une telle lecture les amène à adopter des mesures contraignantes et répressives plutôt que de voir le potentiel positif de ce commerce qui demande à être accompagné et organisé pour maximiser tout son potentiel économique et social, notamment en termes de promotion de l'intégration régionale.

Dans bien des cas, ce sont soit les échecs des politiques publiques sectorielles, soit leur inadéquation avec les réalités économiques locales, soit simplement leur inexistence qui sont la cause de l'engagement massif des femmes dans le commerce informel transfrontalier. Quant aux contraintes spécifiques qu'elles rencontrent, elles découlent de la non-application des textes adoptés pour garantir la libre circulation des marchandises et des personnes, ou de leur application partielle et sélective. Ce sont donc ces politiques qu'il faut revoir, au niveau national comme régional, pour les adapter aux besoins de développement concrets des femmes marchandes.

Auteur : Cheikh Tidiane Dieye, Directeur exécutif du Centre africain pour le commerce, l’intégration et le développement (Enda Cacid).

 

 

Le Programme système qualité de l’Afrique de l’Ouest (Psqao) ambitionne d’établir, à l’échelle régionale, « un cadre pour le développement et l’exploitation des infrastructures  qualité  efficaces pour faciliter le commerce intra régional et international, protéger le consommateur et l’environnement et promouvoir le développement économique durable ». Cette déclaration est de Mamadou Diop,  secrétaire Général du ministère de l’Industrie et des Mines. Il présidait la cérémonie de lancement du Prix Cedeao de la qualité qui est une réponse régionale en faveur de l’adoption et du développement du management de la qualité au sein des entreprises régionales. Selon lui, Le référentiel du Prix Cedeao de la qualité s’inspire des exigences des dernières versions des normes de la série Iso 9000  sur le management de la qualité auxquelles sont ajoutés des critères liés à l’intégration régionale.

Financé par l’Union européenne et exécuté par l’Onudi, ce programme a enregistré des résultats satisfaisants au Sénégal, avec la mise à niveau du système de certification de produits de l’Association sénégalaise de Normalisation  en vue de sa reconnaissance au niveau régional et international, la formation de consultants et d’experts nationaux en management de la qualité et  en management de la sécurité des denrées alimentaires et d’auditeurs et d’évaluateurs qualité.

Le secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines a fait part par ailleurs que la qualité n’est pas seulement un concept, mais « une démarche et une culture d’entreprise » qui s’inscrit dans la durée vers la recherche du meilleur. « Mais aussi, elle est un facteur de performance : d’où la nécessité, dans  ce contexte de globalisation des échanges,  d’adopter une démarche conforme aux exigences de notre siècle », a-t-il souligné. Ouvert à la participation des entreprises implantées dans tous les pays de la région, ce Prix requiert, en amont, l’organisation d’un Prix national de la qualité dans chaque État membre. Depuis quelques années, des Prix nationaux de la qualité (Pnq) sont régulièrement organisés dans 8 Etats membres de la Cedeao (dans le cadre du Prix Uemoa de la qualité).

Source: senpresse.net

Après son élection à la présidence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Faure Gnassingbé s’investit davantage dans les dossiers communautaires notamment la sécurisation des frontières et la libre circulation des personnes et des biens.

Dans ce cadre, il a effectué une visite inopinée dans l’après midi de ce jeudi 8 juin à la frontière entre le Togo et le Ghana (Aflao) où Faure Gnassingbé a échangé avec les responsables sur les conditions de passage. Il y était pour s’enquérir des difficultés pendant les formalités policières et douanières.

Dispositions pratiques prises par Faure

Les larmes aux yeux et pleine d’émotion, une commerçante ne s’est pas empêchée de narrer à la délégation le calvaire qu’elle subit au quotidien. Le paiement de taxes exorbitantes avant de faire l’aller et le retour. Les rackets sont monnaie courante. Toute chose qui appelle à des actions urgentes.

Le président de la Cédeao a prévu mettre en place des dispositifs afin de mieux sécuriser les frontières. Il a opté pour l’installation immédiate de caméras de surveillance aux postes d’immigration et de douane au niveau des frontières. Cette mesure va permettre de réduire de façon considérable les tracasseries au niveau des différentes frontières : Hilacondji, Sanvi condji et autres.

La visite surprise à cette frontière de ce jeudi est la première d’une série initiée par le nouveau Président en exercice de la Cedeoa.

Par Sergino Lokossou

Source : lanouvelletribune.info

A la faveur d’une note de service en date du vendredi 09 juin 2017, le Directeur Général de la Police Nationale a limogé tous les agents du Commissariat du poste frontalier Bénin-Togo de Hillacondji pour motif de corruption. Suite à cette décision, le Commissaire de Police Ghislaine Bocovo a été nommé pour prendre la tête du commandement dans ce Commissariat.
Rappelons que depuis l’avènement du régime du Président Talon, d’importantes mesures ont été prises pour mettre un terme, ou du moins pour limiter, dans le rang des forces de sécurité et de défenses, la corruption et/ou le rançonnement des populations sur les axes routiers et les postes frontaliers du pays.

Par Ignace SOSSOU

Source : beninwebtv.com

En 2014, à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale, l’Union africaine a relancé le plan continental de transformation de l’agriculture africaine, à savoir le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA). Le commerce est devenu un des nouveaux domaines prioritaires. Que peut-on attendre de l’agenda de Malabo pour ce qui est d’encourager le commerce agricole intra-africain ? Et quels enseignements pouvons-nous actuellement tirer de la mise en œuvre du PDDAA ?

En 2003, après des décennies de négligence dans ce domaine, les leaders africains ont franchi une première étape en faveur d’un engagement fort pour l’investissement dans l’agriculture. Par la Déclaration de Maputo, lors du second sommet de l’Union africaine (UA) qui s’est tenu dans la capitale du Mozambique, les chefs d’États et de gouvernements africains ont fait une promesse audacieuse : affecter dix pour cent des budgets nationaux à l’agriculture et viser six pour cent de taux de croissance annuelle de l’agriculture. Ils ont également adopté un document directeur structurant le programme en quatre piliers thématiques. Le commerce agricole régional n’était pas un objectif en tant que tel, mais il était conceptuellement couvert par le pilier 2 : Rural Infrastructure and Trade- Related Capacities for Market Access (infrastructure rurale et capacités commerciales pour l’accès aux marchés). Ce pilier était censé promouvoir tous les types de commerce, du local à l’international.

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